Soudain, ouvrir un bocal ou écrire quelques lignes vous fait grimacer. La base du pouce tire, parfois même au repos, et ce malaise revient souvent. Pour beaucoup, ces douleurs marquent le début d’un casse-tête médical : que signifient-elles vraiment ? Derrière ce symptôme fréquent, un nom ressort chez les spécialistes de la main : la rhizarthrose. En Belgique comme ailleurs, cette pathologie articulaire concerne des milliers de personnes, surtout après 45 ans. Comprendre ses spécificités et savoir à quel expert s’adresser permet d’améliorer rapidement son quotidien.
Quels signes doivent alerter en cas de douleur à la base du pouce ?
Après plusieurs activités manuelles – couture, jardinage, bricolage – la gêne revient inlassablement. Le pouce peut montrer un léger gonflement à sa racine, compliquant les mouvements fins. Ressentir une petite bosse ou une chaleur inhabituelle autour de l’articulation trapézo-métacarpienne n’a rien d’anodin. Il arrive aussi que la douleur surgisse lors de gestes précis, comme fermer une fermeture éclair ou appuyer sur une poignée de porte. Parfois, il devient plus difficile de pincer ou de maintenir une bouteille fermement.
D’autres signaux devraient inciter à consulter sans tarder : perte progressive de force dans le pouce, craquement lors du mouvement, voire déformation visible du pourtour de l’articulation. Plus ces symptômes persistent, plus ils évoquent la piste d’une arthrose du pouce, autrement dit une rhizarthrose. Néanmoins, toutes les douleurs à cet endroit ne traduisent pas forcément ce diagnostic. D’où l’importance de bien identifier les situations où le doute doit s’installer et d’en parler à un professionnel.
Pourquoi la rhizarthrose touche-t-elle autant la base du pouce ?
L’articulation concernée par la rhizarthrose se situe entre le trapèze (un petit os du carpe) et le premier métacarpien qui soutient le pouce. Très sollicitée dans tous les mouvements de préhension, cette jonction supporte des microtraumatismes répétés au fil des années. Quand le cartilage s’use, l’os frotte directement contre l’os : c’est l’origine de la douleur caractéristique et de la raideur qui s’installe graduellement.
Le vieillissement naturel, parfois associé à la génétique ou à certaines professions manuelles, accélère cette dégénérescence. Chez les femmes, notamment après la ménopause, la fréquence de la rhizarthrose double presque, suggérant un rôle hormonal avéré. Ces éléments expliquent pourquoi tant de Belges ignorent qu’ils côtoient eux-mêmes ce trouble jusqu’à ce qu’il altère réellement leurs habitudes quotidiennes. Il peut être utile de consulter des ressources spécialisées comme My Thumb.
Même si la douleur se manifeste toujours à la racine du pouce, la cause peut varier. Une tendinite de De Quervain, par exemple, provoque des élancements plutôt localisés sur le côté ou le dessus de la main, et non strictement à l’articulation carpométacarpienne. Impossible également de confondre une entorse fraîche, liée à un choc ou une torsion, avec la rhizarthrose qui évolue insidieusement sur des mois ou des années. Repérer ces nuances guide efficacement le choix du professionnel à consulter et optimise ainsi la prise en charge.
Distinguer l’usure chronique du cartilage d’un simple faux mouvement repose sur l’histoire des symptômes : leur ancienneté, leur contexte d’apparition, et l’existence ou non d’un facteur déclenchant brutal. L’apparition nocturne prolongée, ou la modification physique du pouce avec le temps, orientent clairement vers la suspicion d’arthrose et non d’une inflammation aiguë passagère.
À qui s’adresser en Belgique face à une douleur persistante du pouce ?
En Belgique, une gêne continue à la base du pouce justifie la recherche rapide d’un avis médical spécialisé. Un passage chez le médecin généraliste pose déjà de solides bases : repérage clinique des signes typiques, évocation ou exclusion d’autres diagnostics. Grâce à un interrogatoire approfondi et à quelques tests physiques simples, il saura vous orienter vers le bon interlocuteur. Si la rhizarthrose est fortement suspectée, une radiographie complète l’analyse initiale dans la majorité des situations.
Selon la sévérité ressentie, le parcours peut aller plus loin. Les médecins de médecine physique, les rhumatologues ou encore les chirurgiens orthopédistes spécialisés dans la main offrent ensuite un encadrement adapté, particulièrement lorsque la douleur perturbe l’autonomie ou que le traitement habituel ne suffit plus. Plusieurs institutions hospitalières belges disposent de cliniques de la main réputées pour leur expertise spécifique en matière d’arthrose digitale.
Quelles sont les solutions proposées pour la rhizarthrose en Belgique ?
Au démarrage, les médecins privilégient généralement des gestes simples : conseils ergonomiques, repos relatif de la main, adaptation des outils ménagers. Des orthèses réalisées sur mesure en pharmacie ou chez le kinésithérapeute stabilisent l’articulation et limitent la douleur lors des gestes quotidiens.
Les traitements médicamenteux incluent souvent des antalgiques classiques ou des anti-inflammatoires par voie orale ou locale. Si nécessaire, une infiltration réalisée sous contrôle échographique réduit parfois nettement la gêne et retarde l’évolution vers des étapes chirurgicales. Ces soins ciblés permettent à de nombreuses personnes de préserver une bonne qualité de vie malgré l’usure articulaire.
Lorsque la douleur persiste malgré tout, gêne la vie professionnelle ou empêche même de dormir, la chirurgie reste parfois la solution. Différentes techniques sont proposées en Belgique, telles que la trapézectomie ou la mise en place d’une prothèse partielle. L’intervention dépendra de l’âge, du niveau d’activité, des antécédents médicaux et des attentes personnelles. Une concertation pluridisciplinaire guide alors chaque patient vers le meilleur compromis possible entre mobilité et confort.
L’objectif n’est jamais uniquement de réduire la douleur, mais de restaurer une fonction adaptée du pouce afin que chacun puisse retrouver toute son autonomie. Les équipes spécialisées accompagnent également la rééducation post-opératoire, essentielle pour optimiser le résultat obtenu.

