Un enfant couvert de boutons, une nuit sans sommeil, et soudain, le quotidien bascule. La varicelle impose sa loi, laissant parents et enfants désarmés face à la démangeaison et à l’inconfort. Pourtant, il existe des méthodes naturelles, éprouvées et rassurantes, pour accompagner la guérison tout en douceur.
Guérison de manière naturelle
varicelle est très ennuyeuse pour un enfant. Et peut-être encore plus difficile à vivre pour un parent qui se sent impuissant. L’enfant, atteint de varicelle, suscite toujours une certaine compassion, surtout en raison des démangeaisons incessantes.
Le virus responsable de la varicelle, le Varicelle-zona, est bien connu pour sa capacité à s’imposer dans la vie familiale. Laisser l’enfant traverser l’épreuve en respectant le rythme naturel de son corps, c’est offrir une convalescence plus harmonieuse. Les traitements antiviraux n’apportent pas toujours la sérénité attendue, et les solutions naturelles, elles, ont fait leurs preuves, loin des recettes chimiques. Alors, que faire ? S’appuyer sur les ressources de la nature et accompagner l’enfant avec des gestes empreints de bon sens.
Sureau : un allié précieux
Pour renforcer la résistance de l’enfant bien avant que la varicelle ne frappe, le sureau (Sambucus nigra) s’impose comme une plante de choix, à condition qu’il n’y ait pas d’allergie connue. Le sureau ne se limite pas à la varicelle : il vient aussi au secours des enfants pour bien d’autres maux. Cette plante a la capacité d’entraver la prolifération du virus dans les cellules du corps. Les enfants habitués à boire du thé de sureau ou à consommer du sirop de sureau voient le virus limité dans sa progression.
Le sureau, en plus d’être efficace, séduit par son goût. Beaucoup d’enfants apprécient le sirop maison, fait à partir des baies ou des fleurs. Certains préfèrent la saveur délicate de la fleur, d’autres s’amusent de la couleur rouge des baies. On entend parfois des mises en garde au sujet de l’acide cyanhydrique, présent dans les baies vertes ou les tiges, mais ces inquiétudes relèvent davantage de la méconnaissance que d’un danger réel. Pour éviter tout risque, il suffit de congeler les baies, puis de les faire cuire en sirop, sans oublier de retirer la majorité des pédoncules, une simple fourchette facilite grandement la tâche. En suivant ces quelques précautions, le produit obtenu est sûr et savoureux.
Avoine : apaiser la peau
Lorsque les démangeaisons deviennent insupportables, l’avoine s’invite dans la salle de bain. Un bain d’avoine apaise la peau et réduit l’irritation. Il n’y a pas de dosage précis à respecter : la nature ne se laisse pas enfermer dans des mesures exactes. Pour préparer le bain, on fait cuire des flocons d’avoine bio dans de l’eau jusqu’à obtenir un liquide laiteux, qu’on filtre ensuite. On verse entre un demi-litre et un litre de ce lait d’avoine dans l’eau du bain, selon la taille de la baignoire. L’enfant s’y détend le temps nécessaire, sans risquer de ressortir transformé en petit-déjeuner !
En l’absence de baignoire, d’autres solutions existent pour soulager les zones les plus touchées. Il suffit de plonger l’avoine cuite dans un récipient d’eau tiède, d’y tremper un linge propre et de l’appliquer sur les lésions. On peut aussi envelopper l’avoine dans un tissu et le poser directement sur la peau. Après dix minutes, on rince à l’eau claire et on répète l’opération entre trente minutes et une heure, en insistant sur les parties les plus irritées.
Huiles végétales et huiles essentielles
Pour renforcer le bien-être de l’enfant, rien de tel qu’un massage doux avec une huile végétale biologique, à laquelle on ajoute des huiles essentielles adaptées. Un mélange d’orange, de citron, de lavande et une touche de menthe poivrée peut vraiment faire la différence contre les démangeaisons et la douleur. On prépare un flacon de 100 ml d’huile végétale, puis on ajoute 2 à 4 gouttes de chaque huile essentielle. Un bon mélange, bien secoué, et voilà une solution naturelle prête à l’emploi.
Avant le bain, on masse doucement la peau avec cette huile. L’eau du bain va repousser l’huile en surface et, ce faisant, la faire pénétrer en profondeur. Après le bain, il est possible d’en remettre une fine couche. L’apaisement est souvent immédiat.
Pour garantir la sécurité et la qualité des soins, privilégiez toujours les huiles pressées à froid et non raffinées, ainsi que les huiles essentielles biologiques. La peau d’un enfant ne doit jamais être exposée à des produits douteux.
En cas de poussée particulièrement intense, ce rituel peut être répété chaque jour. Sur les zones les plus affectées, la lavande pure, appliquée localement, aide à dessécher les boutons et à prévenir les cicatrices. Si la peau présente des lésions ouvertes, la pommade au calendula favorise d’abord la cicatrisation, avant de poursuivre avec l’huile de lavande pendant quelques jours.
Des gestes simples, une attention bienveillante
Prendre soin des muqueuses
Lorsque la varicelle s’invite jusque dans la bouche, la sauge (Salvia officinalis) s’impose comme une alliée de taille pour les bains de bouche. On prépare une infusion concentrée, en faisant infuser la sauge, couverte, durant vingt à trente minutes. Un autre moyen consiste à utiliser de l’huile essentielle de sauge bio, diluée dans un demi-verre d’eau (soit 75 ml) avec une ou deux gouttes. L’enfant se rince la bouche avec cette solution, puis la recrache. L’infusion classique peut, elle, être bue sans problème.
Pour les tout-petits, mieux vaut privilégier une décoction plus légère, refroidie, et pourquoi pas, y associer de la camomille pour plus de douceur.
L’huile essentielle de sauge s’avère aussi efficace contre les aphtes et peut être utilisée comme bain de bouche pour apaiser les lésions.
Il n’est pas nécessaire d’attendre des jours pour agir : ces gestes simples, appliqués dès les premiers symptômes, préviennent bien des désagréments et limitent la propagation du virus. Pas besoin de se tourner vers des solutions toutes faites ou des mélanges industriels.
Lars d’Hemmen
herboriste agréé
www.larsvanhemmen.nl



