Quel est le but de la santé communautaire ?

Le concept de santé publique concerne les politiques de l’État et des collectivités locales en matière de services de santé. À ce titre, le processus de santé communautaire implique une participation de chaque individu à la santé personnelle et collective des membres de sa communauté. Quel est l’objectif global de la santé communautaire ? Éléments de réponse.

Des objectifs de la santé communautaire

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé communautaire comme un processus favorisant la réflexion commune des acteurs d’une collectivité locale autour des problèmes de santé de leur territoire. À ce titre, ces personnes expriment leurs besoins de santé prioritaires et participent activement à la mise en place des solutions qui vont aider à résoudre ces préoccupations.

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Dans ce contexte, le concept de santé communautaire a pour but de promouvoir la participation individuelle de chaque personne à sa santé et par ricochet à la santé collective. Ainsi, elle est considérée comme une démarche de l’État central visant à impliquer les populations dans le processus de prise de décision.

La finalité de l’ensemble de ces actions de santé communautaire est la satisfaction des besoins prioritaires des énumérées par le groupe social. Ainsi, la démarche de santé communautaire accorde la possibilité aux acteurs de mettre en place les actions puis de faire un suivi continu en vue d’une évaluation de leur efficacité.

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Les origines du concept de santé communautaire et son émergence en France

La santé communautaire a pris corps de l’action communautaire qui regroupe l’ensemble des activités exécutées d’un individu dans le cadre de la participation citoyenne. Sur cette base, le concept de santé communautaire s’est développé dans le domaine de la santé grâce :

  • au rapport Lalonde de 1974 ;
  • la conférence de l’OMS à Alma Alta en 1978 ;
  • la première conférence de l’OMS pour la promotion de la santé et l’adoption de la Charte d’Ottawa en 1986, etc.

La notion de santé communautaire a commencé à émerger il y a pratiquement deux décennies. En réalité, les diverses situations sanitaires et sociales ont contribué à faire progresser le concept en France. Il s’agit surtout de l’émergence du sida et du développement de la toxicomanie.

Dès lors, la santé communautaire est devenue une démarche réelle en République française. Bien qu’elle ne fasse pas l’objet d’un cadre législatif précis, elle est assurée par un ensemble de programmes.

En réalité, les actions dans ce domaine sont financées par des programmes régionaux de santé publique. Aussi, les dispositifs communautaires tels que les CUCS ou les Ateliers Santé Ville (ASV) contribuent au financement.

Les objectifs spécifiques et les effets de la santé communautaire

En pratique, la démarche de santé communautaire vise une interaction réelle entre toutes les couches de la société. Dans ce contexte, elle permet de renforcer l’estime de soi et réduire les comportements (mode de vie) constituant une source de problèmes de santé.

Aussi, la santé communautaire a pour but de renforcer le dialogue entre les habitants, de favoriser les échanges entre les populations et leurs administrateurs et d’inciter au développement de l’entraide. À cela s’ajoute l’élargissement de la participation des couches sociales au développement local. En réalité, la mise en œuvre des décisions de santé au niveau local est source de progrès.

Les méthodes de travail en santé communautaire : participation et collaboration

Les méthodes de travail en santé communautaire sont axées sur la participation et la collaboration. Les habitants d’une communauté doivent être impliqués dans tout le processus de planification, de mise en place et d’évaluation des programmes visant à améliorer leur santé. La participation active des membres de la communauté est essentielle pour garantir que les initiatives proposées répondent aux besoins réels et spécifiques auxquels ils font face.

Dans cette optique, les professionnels de la santé devraient travailler main dans la main avec les résidents locaux pour identifier leurs préoccupations, définir des objectifs spécifiques et élaborer une stratégie appropriée qui permettra d’atteindre ces objectifs dans un délai raisonnable.

La collaboration entre différentes parties prenantes telles que les autorités locales, les organisations gouvernementales et non gouvernementales ainsi que le secteur privé est aussi importante. Les acteurs clés doivent travailler ensemble pour mobiliser des ressources financières suffisantes et mettre en place un environnement favorable à l’exécution réussie du programme.

Il conviendrait d’intégrer toutes les personnes vulnérables ou marginalisées au sein du système mis en place par le projet global. Cela inclut notamment :
• les femmes
• les enfants
• les personnes handicapées
• la population rurale

Cette démarche aidera à garantir l’égalité d’accès aux services de soins de santé disponibles pour tous.

Les enjeux de la santé communautaire pour les populations marginalisées

La santé communautaire est particulièrement pertinente pour les populations marginalisées, qui ont souvent des besoins de santé uniques et qui peuvent avoir des difficultés à accéder aux soins de santé traditionnels. Les groupements mal desservis en matière d’accès aux soins sont généralement caractérisés par leur faible niveau socio-économique, la pauvreté, l’isolement social et géographique ou encore le manque d’éducation sanitaire.

Dans ce contexte, la santé communautaire peut jouer un rôle clé dans l’amélioration de la qualité de vie des individus en leur offrant des services personnalisés répondant à leurs besoins spécifiques. L’un des avantages majeurs du travail au niveau communautaire est que les professionnels de la santé peuvent travailler en étroite collaboration avec les membres locaux pour concevoir et mettre en œuvre des programmes adaptés.

Cela permettra aussi d’offrir une meilleure accessibilité aux prestations courantes telles que les vaccins ou le dépistage précoce des maladies afin qu’elles puissent être traitées rapidement.

En mettant davantage l’accent sur les méthodes préventives plutôt que curatives, on pourrait réduire considérablement le taux ‘d’inutiles’ hospitalisations. Cela aidera aussi à garantir que toutes ces personnes seront bien informées sur les problèmes sanitaires actuels ainsi que sur comment s’en protéger efficacement.

Il est donc crucial d’intensifier nos efforts afin d’étendre notre couverture sanitaire vers tous ceux qui en ont besoin, y compris les populations marginalisées. Le renforcement de la santé communautaire peut jouer un rôle clé dans ce processus et aider à améliorer considérablement l’accès aux soins de santé pour ceux qui sont les plus vulnérables.

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